lundi 6 avril 2009

Veille des marchés financiers, Semaine du 30 Mars au 3 Avril

Cette semaine a été marqué sur la tenu du G20 à Londres au cours duquel on attendait de nombreuses annonces concernant la réglementation des banques, des hedge-funds, des paradis fiscaux... Beaucoup de sujets importants pour le secteur financier.
Nous ne furent pas déçus par les annonces faites lors de cette réunion.
L’OCDE a publié une liste des paradis fiscaux, avec plusieurs nivaux (gris et noir), les pays dans ces listes risquent de voir leurs échanges avec les autres pays, les banques situés dans ces pays vont donc voir leurs avantages et leur attractivité diminués au profit des grandes institutions financières classiques.
Les réglementations sur les Hedge-Funds vont être plus importantes et plusieurs autres outils de contrôles vont être créer dans le cadre d’une nouvelle autorité supranationale des marchés financiers, notamment sur les agences de notation et les rémunérations des traders.
Toutes les titres des entreprises financières à travers le monde, presque sans exception, se sont appréciés durant cette semaine. Bien que ces mesures constituent des coûts supplémentaires, les investisseurs doivent penser que ces mesures seront rentables sur le long terme car elles amélioreront la gestion des entreprises et diminueront les risques de faillite.
C’est donc une bonne semaine pour le secteur financier, qui repose sur des mesures qu’il faudra voir se confirmer.

5 commentaires:

Bernard Couture a dit…

Il est vrai que le sommet du G20 est un événement important pour la semaine. Cependant j'ai des réserves quant aux annonces faites face aux secteurs financiers. J'ai hâte de voir l'impact réel de l'annonce sur les paradis fiscaux et de voir si cela va aider les banques ''classiques''. Il serait bon de suivre l'évolution de ce dossier à court et moyen terme.
Pour ce qui est de la réglementation sur les agences de notations, cela est une bonne initiative et j'espère que sa va résulté par quelque chose de concret et bien fait.

Je pense que les annonces qui ont été fait sont fait dans le bon sens et ont été fait dans le but que les gens reprenne confiance aux systèmes financiers qui a été l'un des secteurs qui a amener les marchés à la crise actuelle.

Gabriel Maltais Dompierre a dit…

J'aimerais rajouter que l'une des raisons principales de l'augmentation des cours des actions bancaires est que les banques verront les règles comptables d'évaluation des actifs changer et ainsi elles pourront donner une plus grande valeur à des actifs pour lesquelles la demande est nulle, par exemple les PCAA. Ainsi, leur bilan sera beaucoup plus positif et par conséquent leur valeur a augmenté.

Francois Houde a dit…

Par rapport aux paradis fiscaux, le G20 nous mentionnait cette semaine que le Costa Rica et deux autres pays (voir macro-économie europe) n'étaient maintenant plus sur la liste noir des paradis fiscaux et que la liste était maintenant vide, mais est-ce que quelqu'un a entendu parlé de la Suisse et des Bahamas, ce sont deux des plus populaires paradis fiscaux et je ne les ai pas vu leur accord d'être plus transparent... J'ai peut-être juste manqué la nouvelle... quelqu'un est au courant?

Anonyme a dit…

Je voudrais revenir sur le sujet des règles comptable. J'ai lu récemment un article intéressant où des économistes, intervenants financiers et responsables politiques pensent que les normes comptables ont eu un rôle dans l'accélération de la crise.
Depuis 2000, les banques internationales doivent valoriser certains actifs qu'elles détiennent dans leur bilan (actions, titres financiers, etc.) à leur juste valeur marchande. Mais, avec la crise, comme tout le monde le sait, certains actifs que les banques détenaient, des crédits toxiques comme les fameux subprimes, sont devenus ont vu leur valeur s'effondrer. Mais la première question est : le prix des actifs était-il le reflet de la réalité ou de l'affolement du marché? Avec les règles comptables les banques ont dû grandement réduire la valeur des actifs.

Le point intéressant, dont je n’avais pas connaissance sont les règles de prudence auxquelles sont soumises les banques. Celles-ci se nomment "Bâle II" les banques doivent s'assurer qu'elles détiennent un montant suffisant de capital au regard des sommes qu'elle prête aux ménages ou aux entreprises. Mais avec la crise, plus la valeur de ses actifs s'effondrait, plus elle devait compenser en trouvant du capital, en vendant, voire en bradant des actifs, ce qui n’a bien sûr fait qu'aggraver ses difficultés.

Il me semble difficile à comprendre comment les autorités politiques ou dirigeant des banques centrales n’ont pas réagi plus rapidement face à ce problème. Je peux comprendre en Europe où la bureaucratie rends toutes décisions lentes, par contre en Amérique du nord j’ai plus de mal à comprendre…

Toutefois il semble que lors du G20, se sujet ait été abordé.

http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2009/04/08/la-crise-remet-en-question-les-normes-comptables_1178185_1101386.html#ens_id=1089411

Thomas Roubach a dit…

Je suis évidemment de votre avis comme quoi les mesures annoncées durant ce G20 doivre être nuancés car tant qu'elles restent au stade d'annonce et non de mesures concrètes, elles n'auront aucune valeur.
Malgrè, pour la première fois depuis longtemps, il semblerait qu'un sommet international donne de vrais pistes de travail.

Pour ce qui est des règles comptables, ce n'est pas le domaine où je suis le plus compétent. Malgré tout, les accords de Bâle 2 ont été mis en place afin de limiter les placements des investissements des banques afin qu'il reste en rapport avec leur "réserves d'actifs liquides". Bien que lors de fortes crises, ces règles puissent avoir des effets aggravants, elles restent néanmoins utiles et ne méritent pas de disparaitre. Peut-être pourrait-on les assouplir par des clauses spéciales.

Enfin pour ce qui est des listes des paradis fiscaux, il existait en effet trois pays(Costa-Rica, Philippines, Uruguay) lors de la sortie de la liste noir. Mais ces pays ont promis de procéder à des modifications dans leurs fonctionnements, c'est pourquoi ils ont été transférés sur la liste grise.
Ce qui me parait plus choquant est l'absence de nombreux paradis fiscaux, nottament toutes les îles des caraïbes, le Delaware, les îles Anglo-Normandes, Hong-Kong, Macau, Singapour....
Ps: La Suisse est dans la liste grise, ainsi que les Bahamas.