samedi 28 mars 2009

Plan contre les Actifs toxiques (Partie 2)

Le plan de Tim Geithner, dévoilé lundi, pour racheter les actifs toxiques des banques à donné un petit coup de pouce au secteur financier Américain. le jour de l'annonce le titre à grimpé d'un peu plus de 9% et à terminé la semaine avec un variation de plus 4%.

Le rachat des actifs par le gouvernement Américain en collaboration avec des investisseurs privés sera de l'ordre des 500 milliards et pourra être augmenté à 1 000 milliards. Ce rachat aidera les banques à redevenir plus tolérentes aux risques en émettant des prêts plus facilement et commencer à faire rouler la roue de nouveau. Si les gens peuvent avoir des prêts, la demande pour les maisons augmenteront et les actifs toxiques reprendront de la valeur tranquillement. Il est sûr que la confiance mettera un certain temps avant de s'installer, mais ce plan est un pas vers la fin de la crise.

Deplus, des nouvelles de Bank of America qui à annoncé en fin e semaine une augmentation des salaires d'environ 70%, mais pas d'augmentation des compensations total. Ce qui veut dire que les bonus seraient diminuer, mais une baisse de pourcentage des bonus dans un temps où les rendements médiocres n'a pas vraiment d'impact. Reste à voir si la méthodes des bonus ne reprendra pas la place lorsque tout sera entré dans l'ordre!!

samedi 21 mars 2009

Plan contre les Actifs toxiques

Dès la semaine prochaine, Timothy Geithner présentera son plau pour isoler les actifs toxiques des banques Américanes. Après avoir perdu 32 milliards pendant le dernier trimestre de 2008, les banques Américaines ont un serierux besoin d'aide et c'est pourquoi ce plan est si attendu. Ce plan qui sera en majorité financer par la FED et le Fonds fédéral de garantie des dépôts bancaires (Federal Deposit Insurance Corp, FDIC), comporte trois phases.

La première consiste
en à partenariat public-privée pour garantir le rachat d'actif toxique par les investisseurs privée. La deuxième est d'élargir les compétences du Term Asset-Backed Securities Loan Facility (TALF) pour permettre au investisseurs de racheter les actifs toxiques détenues par les banques. Et finalement, le rachat d'actif toxique par le FDIC.


L'annonce de ce plan fera sans doute bouger les marchées à la hausse, et ce dès lundi en matinée, car le plan de relance est beaucoup attendu de la
part de investisseur. L'élimination des actifs toxiques des bilans des banques permettra à ceux-ci de diminuer les provisions pour mauvaises créances et sortir peu à peu de la crise.
On voit ici que les loan loss provision explique la baisse impressionnante du bénéfice net entre 2006-2007 et 2007-2008.

Il faudra donc surveiller les détails du plan de sauvetage au courant de la semaine prochaine et surtout la réaction des investisseurs à savoir si le plan sera assez efficace pour leur redonner confiance.

À suivre...

samedi 14 mars 2009

Enfin une semaine verte !

Pour une rare fois depuis déjà fort longtemps, le secteur financier termine une semaine en hausse. En effet, excepté lundi, les banques ont clôturées en hausse à New York et Toronto.


Il ne fallait pas moins que l’annonce de profits en janvier et février par Citigroup pour débuter en zone positive. En une semaine, les principaux titres se sont appréciés de 30 à 83%. Effectivement, Bank of America Corporation a connu une progression de 83%, Citigroup en connaissait une de 73%. Goldman Sachs s’est, quant à lui, apprécié de 31% et JPMorgan Chase de 49%. De quoi sortir le champagne ! BAC, Citigroup et JPMorgan Chase ont annoncé qu’elles connaissaient un bon trimestre. C’est assez relatif, car avec ce qu’ils nous ont annoncé au cours des derniers mois, un trimestre sans perte en serait un bon ! Stephen Grocer du Wall Street Journal a affirmé: « U.S. banks: Vikram Pandit said Citigroup has been profitable. Jamie Dimon is optimistic about the future of J.P. Morgan Chase and the future of the U.S. economy. Ken Lewis said he doesn’t expect Bank of America to need more government capital and that the bank should earn “close to $50 billion in pre-tax, pre-provision earnings’ in 2009. Bank CEOs being bullish? Sound familiar? Yes. But maybe, just maybe they are right this time. » [1] C’est effectivement vrai que nous commençons à être habitué de leurs discours optimistes qui, finalement, tournent au cauchemar. Les résultats des « stress-tests » du gourvernement américain devraient être dévoilés sous peu et il sera très intéressant de voir les réactions sur les marchés. Nous nous attendons à des résultats pour le moins décevant étant donné l’énorme volatilité du secteur financier, des prêts faramineux accordés à BAC et Citigroup, de l’incertitude du plan pour le sauvetage du secteur financier ainsi que la peur toujours en place et bien en selle. Bref, ne vendons pas la peau de l’ours avant de l’avoir tué !


Situation semblable chez nous alors que BMO a enregistré un gain total de 15%, pour TD c’est 16% et près de 21% pour la Royal Bank of Canada. Chez nos voisins de l’Europe, notons l’appréciation de quelques titres comme Barclays (14%) et Royal Bank of Scotland (15%).


Que de belles statistiques ! Cependant, la présence annoncée de Bernanke à 60minutes suscite une légère inquiétude. Son entrevue devrait porter sur Lehman Brothers, AIG et sur les décisions de la FED. Gageons qu’il y aura beaucoup de mouvements dès l’ouverture des marchés ce lundi matin.

[1] Source : http://blogs.wsj.com/deals/2009/03/13/winners-losers-from-the-week-that-was-73/?mod=yahoo_hs
http://ca.us.biz.yahoo.com/rb/090313/business_us_column_stocks_outlook.html?.v=1

lundi 9 mars 2009

Secteur financier semaine 2 au 6 mars 2009

La semaine du 2 au 6 mars : Veille du secteur financier

Cette semaine aura été marqué par plusieurs événements importants.
Le premier est la prise de contrôle de Fortis par la banque française BNP Paribas. On se souvient que cette fusion avait fait l’objet de multiples rebondissements ; d’abord acceptée par les états belges et luxembourgeois puis refusée par les actionnaires lors d’un conseil d’administration. Un accord a finalement été trouvé dans la nuit de Vendredi à Samedi afin de créer un nouveau géant européen de la banque. En effet devient la première banque européenne en termes de dépôts avec plus de 540 milliards d’euros d’avoirs.
Autre annonce clé en Europe, la nationalisation de la banque anglaise Lloyds Banking Group. L’état britannique garantie maintenant a hauteur de 290 milliards d’euros les actifs risqués de la Lloyds en échange de 65% des actions de la compagnie. La Lloyds était en effet dans une très mauvaise situation depuis qu’elle avait absorbé HBOS en octobre 2008, sans avoir réellement estimé l’étendue des pertes de HBOS sur le marché hypothécaire (le groupe HBOS-Lloyds possède un tiers du marché des crédits hypothécaires en Grande-Bretagne alors même que le prix de l’immobilier s’effondre dans ce pays. Cette nationalisation fait que seules deux banques de taille internationale subsistent en Grande-Bretagne, la HSBC et la Barclays.
Cela donne du grain à moudre à tous ceux qui débattent en ce moment aux Etats-Unis à propos de l’opportunité de nationaliser les banques pour leur permettre de passer la crise dans le meilleur état possible, ils prennent alors comme exemple la Suède qui se sortit très bien d’une crise de son système bancaire dans les années 1990 en nationalisant ses banques en opposition au Japon qui soutint toutes les banques en leur offrant de larges liquidités et mis beaucoup plus de temps à se dépêtrer de cette crise. Leurs adversaires préconisent la création d’une « Bad Bank » centralisant les actifs viciés des banques. Le gouvernement Obama n’a toujours pas pris de réelle décision à ce propos. C’est exactement le reproche que fait Paul Krugman le récent prix Nobel d’économie qui insiste pour la nationalisation des banques américaines en difficulté. La preuve que la nationalisation n’est plus une idée tabou au Etats-Unis : le Wall Street Journal titré hier le 6 mars « Le spectre de nationalisation et la crainte de leur insolvabilité (s'abat) sur Citi". Si on prend de plus en compte les pertes inouïs de 100 milliards de AIG, la question d’une plus grande intervention de l’Etat dans l’économie américaine se pose sérieusement.