lundi 9 mars 2009

Secteur financier semaine 2 au 6 mars 2009

La semaine du 2 au 6 mars : Veille du secteur financier

Cette semaine aura été marqué par plusieurs événements importants.
Le premier est la prise de contrôle de Fortis par la banque française BNP Paribas. On se souvient que cette fusion avait fait l’objet de multiples rebondissements ; d’abord acceptée par les états belges et luxembourgeois puis refusée par les actionnaires lors d’un conseil d’administration. Un accord a finalement été trouvé dans la nuit de Vendredi à Samedi afin de créer un nouveau géant européen de la banque. En effet devient la première banque européenne en termes de dépôts avec plus de 540 milliards d’euros d’avoirs.
Autre annonce clé en Europe, la nationalisation de la banque anglaise Lloyds Banking Group. L’état britannique garantie maintenant a hauteur de 290 milliards d’euros les actifs risqués de la Lloyds en échange de 65% des actions de la compagnie. La Lloyds était en effet dans une très mauvaise situation depuis qu’elle avait absorbé HBOS en octobre 2008, sans avoir réellement estimé l’étendue des pertes de HBOS sur le marché hypothécaire (le groupe HBOS-Lloyds possède un tiers du marché des crédits hypothécaires en Grande-Bretagne alors même que le prix de l’immobilier s’effondre dans ce pays. Cette nationalisation fait que seules deux banques de taille internationale subsistent en Grande-Bretagne, la HSBC et la Barclays.
Cela donne du grain à moudre à tous ceux qui débattent en ce moment aux Etats-Unis à propos de l’opportunité de nationaliser les banques pour leur permettre de passer la crise dans le meilleur état possible, ils prennent alors comme exemple la Suède qui se sortit très bien d’une crise de son système bancaire dans les années 1990 en nationalisant ses banques en opposition au Japon qui soutint toutes les banques en leur offrant de larges liquidités et mis beaucoup plus de temps à se dépêtrer de cette crise. Leurs adversaires préconisent la création d’une « Bad Bank » centralisant les actifs viciés des banques. Le gouvernement Obama n’a toujours pas pris de réelle décision à ce propos. C’est exactement le reproche que fait Paul Krugman le récent prix Nobel d’économie qui insiste pour la nationalisation des banques américaines en difficulté. La preuve que la nationalisation n’est plus une idée tabou au Etats-Unis : le Wall Street Journal titré hier le 6 mars « Le spectre de nationalisation et la crainte de leur insolvabilité (s'abat) sur Citi". Si on prend de plus en compte les pertes inouïs de 100 milliards de AIG, la question d’une plus grande intervention de l’Etat dans l’économie américaine se pose sérieusement.

2 commentaires:

Phil a dit…

Très bien écrit...

Le contenu éditorial manque... Je veux vore avis sur le secteur, votre analyse... Le rapport de ce qui se passe est essentiel et vous le faites très bien. Il reste à anlayser.

Thomas Roubach a dit…

Ok, je prends vos remarques en compte et je ferais mon possible pour ma prochaine analyse.
(Cette veille est publiee sous le nom de guillaume car je n'ai pas reussi a la poster moi meme)